Pois

Un brin d'histoire



Les pois

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le pois sec au fil du temps

Le terme « pois » est apparu dans la langue française au XIIe siècle. Il est dérivé du nom latin de la plante, Pisum. Diverses origines sont attribuées à ce nom : il dériverait d’un verbe grec qui signifie « persuader » ou du nom d'une ville de l'ancienne Grèce, « Pise », ou du sanscrit pesi (qui veut dire « pois séparé de sa gousse ») ou enfin du verbe latin pisere qui signifie « casser », sans doute parce que, traditionnellement, on concassait les grains avant la cuisson. Quoi qu'il en soit, on constate que tant en français qu'en anglais (pea) ou en italien (pisello), il a la même racine.

Il se pourrait que le foyer du genre Pisum ne soit pas unique, comme on l'a longtemps pensé, mais multiple. L’Asie centrale (depuis le Nord-Ouest de l'Inde jusqu'en Afghanistan) serait son principal lieu de croissance, tandis que le Proche-Orient, le bassin méditerranéen et l'Éthiopie (plateau et montagnes) seraient des lieux secondaires. Il aurait été domestiqué il y a environ 10 000 ans, en même temps que les anciens blés et les lentilles, et probablement le porc, le mouton et la chèvre.

Sec avant tout
Pendant longtemps, on ne cultivera le pois (Pisum sativum) que pour son grain sec, importante source de protéines et de glucides pour les pauvres.

De son centre au Proche-Orient, il se diffusera rapidement vers l'ouest (Turquie et Grèce), puis vers le nord. En France, on a trouvé dans les débris, laissés par ceux qui habitaient ce qui est aujourd'hui le Languedoc, des graines de pois qui dateraient de 7 000 ans avant notre ère. Trois mille ans plus tard, sa culture est commune dans la vallée du Rhin. Il s'établira ensuite partout, notamment en Chine au premier siècle de notre ère, et en Amérique dès les débuts de la colonisation.