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La nutrition est une science en
développement rapide. Les message nutritionnels d’aujourd’hui
sont sensiblement différents de ce qu’ils étaient il y a encore
quelques dizaines d’années. Les connaissances avancent et nous
sommes maintenant en mesure de procurer au public des
informations de plus en plus précises sur les aliments et les bénéfices que l’on peut en
attendre. A plusieurs titres, les connaissances d’aujourd’hui
bousculent les idées reçues. En voici quelques exemples, qui
concernent en particulier les légumes secs.
Qu'est-ce que l'index glycémique?
Sucres lents/sucres rapides
On croyait il y a encore peu de temps que
les glucides, cette famille de substances alimentaires qui
comprend à la fois les amidons et les sucres, pouvait se
répartir en deux catégories avec des effets nutritionnels très
différents : les sucres « lents » et les sucres « rapides ». Les
premiers étaient en quelque sorte de bon sucres, qui diffusaient
leur contenu nutritionnel lentement après le repas et assuraient
un bon maintien de l’énergie pendant plusieurs heures. Les
sucres « rapides » au contraire, étaient de mauvais sucres qui
relâchaient leur contenu nutritionnel rapidement dans
l’organisme, et dont les bienfaits se dissipaient très
rapidement après le repas. Dans la première catégorie se
trouvaient le pain, les céréales, les légumes, etc. Dans la
seconde, les aliments au goût sucré, en particulier le
saccharose, notre sucre de table habituel.
Les études scientifiques ont clairement
montré qu’une telle répartition des aliments glucidiques n’est
pas fondée. Il n’y a pas de « sucres lents » qui distribuent
leur énergie sur une longue période de temps, opposés à des
« sucres rapides » qui donnent tout en quelques minutes.
La science a montré que les aliments glucidiques
sont effectivement différents les uns des autres et peuvent être
classés en fonction d’une dimension très importante qui est leur
capacité à faire monter la glycémie, c’est-à-dire le sucre
contenu dans le sang, après consommation. Cette capacité
s’appelle l’index glycémique.
L'index
glycémique (IG) permet de classer les aliments en fonction de
l’élévation du taux de glucose sanguin qui survient après qu’on
les ait consommés. Quand l’index glycémique dépasse 50,
l’aliment est considéré « hyperglycémiant », c’est-à-dire qu’il
entraîne une sécrétion importante de l’insuline et cause le
stockage du glucose excédentaire sous forme de graisses.
Évidemment, on n’a pas à se soucier de l’index glycémique pour
tous les aliments qui ne contiennent pas de glucides, comme les
viandes et les poissons.
Il existe des
tables donnant l’index
glycémique de nombreux aliments. Ces tables montrent que
certains aliments considérés autrefois comme des « sucres
lents », comme le pain ou le riz par exemple, ont un index
glycémique élevé ; au contraire, certains sucres que l’on
croyait « rapides », comme le sucre de table, ont un index
glycémique moind élevé que les corn flakes par exemple.
Deux heures après la consommation,
chez les personnes en bonne santé, la glycémie est redescendue à
son niveau normal. Il n’y a donc pas de sucres particulièrement
lents ou rapides. Dans certaines pathologies, comme le diabète,
il est important de maintenir le taux de sucre sanguin dans des
limites raisonnables. Aussi conseille-t-on aux patients
diabétiques de choisir leurs aliments glucidiques surtout parmi
ceux qui font peu monter la glycémie, c’est-à-dire ceux qui ont
un faible index glycémique. Les légumes secs font partie des
aliments à très faible index glycémique.

Les
variations de l'index glycémique
Un même aliment
peut posséder plusieurs cotes d’index. Prenons l’exemple d’une
céréale, disons le blé : plus la taille de la particule
alimentaire (grain de céréale moulu) diminue et plus l'index
glycémique augmente. Conséquemment, le pain de blé (fait d’une
fine farine) possède un index plus élevé que les pâtes (faites
de semoule). Un traitement industriel comme la précuisson élève
aussi l’index glycémique d’une céréale. Mentionnons également
que diverses variétés d’un même aliment peuvent posséder des
index glycémiques différents.
Quel est l’intérêt de la notion d’index
glycémique?
Une alimentation de faible index glycémique
entraîne des bénéfices physiologiques très intéressants : baisse
du cholestérol et des triglycérides, diminution du risque des
maladies cardio-vasculaires et du diabète, etc. Des travaux de
recherche récents ont également montré que la consommation
d’aliments à faible index glycémique favorise une satiété plus
intense après le repas, et une consommation moindre au repas
suivant.
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