|
Les consommateurs sont de plus en plus
conscients de l’impact de leur alimentation sur leur apparence physique
et sur leur santé. Ils veulent une alimentation plus équilibrée et
contrôler leur ingestion e calories non seulement pour perdre du poids
et combattre l’obésité, mais aussi pour garder un poids leur permettant
de rester en bonne santé.
1. Calculer la quantité de calories et de graisses
qu’on peut manger par rapport à son poids, sa taille et son âge pour
perdre du poids
2. Quels sont les bons aliments pour perdre du
poids ?
4. Sucres lents/sucres rapides
5. Le rassasiement, la satiété, l’envie de manger
6. Légumes secs et alimentation moderne
1.
Calculer la quantité de calories et de graisses qu’on peut manger par
rapport à son poids, sa taille et son âge pour perdre du poids
La perte de poids survient quand vous mangez moins d’énergie (kcal) que
ce que votre corps utilise. Donc, pour répondre à la question, nous
devons commencer par estimer ce que votre corps utilise à votre poids
actuel. Il existe de nombreuses équations simples qui peuvent être
utilisées pour estimer l’utilisation d’énergie de votre corps en
fonction de votre âge, votre sexe et votre poids et votre style
d’activités.
La première étape est d’estimer votre métabolisme de base (BMR). C’est
ce que votre corps utilise juste pour garder ses systèmes de base en
activité (cerveau, cœur, respiration, chaleur du corps,...). Les
équations ci-dessous sont couramment utilisées pour obtenir une
estimation approximative du métabolisme de base en kcal par jour.
Métabolisme de base estimé en kcal/jour
|
Homme
|
10-17 ans |
(17.5 x kg) + 651 |
|
18-29 ans |
(15.3 x kg) + 679 |
|
30-59 ans |
(11.6 x kg) + 879 |
|
>60 ans |
(13.5 x kg) + 487 |
|
Femme
|
10-17 ans |
(12.2 x kg) + 746 |
|
18-29 ans |
(14.7 x kg) + 496 |
|
30-59 ans |
(8.7 x kg) + 829 |
|
>60 ans |
(10.5 x kg) + 596 |
|
Ainsi, pour une femme de 62 ans et 93 kg, le métabolisme de base estimé
= [(10,5 x 93) + 596] = 1572 kcal/jour.
Cependant le métabolisme de base n’est qu’UNE partie de l’utilisation
d’énergie de votre corps. L’autre partie est l’activité que vous faites
au travail et durant vos loisirs. Pour calculer votre utilisation
quotidienne d’énergie totale, le métabolisme de base doit être multiplié
par les facteurs suivants, selon les niveaux d’activité habituels.
|
très inactif
|
1.4 |
|
sédentaire (travail de
bureau, travail à la maison,...) |
1.5 |
|
ajoutez si modérément
actif au travail |
+0.1 |
|
ajoutez si modérément
actif durant les loisirs |
+0.1 |
|
ajoutez si très
physiquement actif au travail |
+0.2 |
|
ajoutez si très actif
durant les loisirs |
+0.2 |
L’utilisation quotidienne totale d’énergie de la Personne « A » qui va
au bureau en voiture et qui rentre ensuite à la maison regarder la TV
serait (métabolisme de base x 1,5). Mais pour la personne « B », qui
effectue un travail manuel lourd et qui va ensuite faire un long jogging
chaque soir, l’utilisation quotidienne est (1,9 x métabolisme de base),
ce qui est très élevé.
Si nous supposons que vous êtes relativement inactive, votre utilisation
quotidienne totale d’énergie estimée = (métabolisme de base estimé x
1,5) = (1572 x 1,5) = 2358 kcal/jour.
2358 kcal/jour est donc une estimation de votre niveau « de
maintenance » actuel d’utilisation d’énergie. C’est relativement élevé
pour une femme et reflète votre poids plus élevé que la moyenne. Ce
n’est pas votre apport d’énergie « idéal » mais c’est ce que votre corps
utilise à votre poids actuel, donc si vous mangez cette quantité en
moyenne, vous resterez à environ 93 kg.
Pour perdre du poids, vous devez manger moins que ça en continu. En
moyenne, chaque réduction de 750 kcal/jour en dessous de votre niveau de
« maintenance » entraînera une perte de poids d’environ 1 kg tous les 10
jours, ce qui est un bon rendement de perte de poids. C’est pourquoi un
programme de régime d’environ 1600 kcal/jour pourrait être conseillé
dans votre cas.
Remarquez que votre niveau de « maintenance » d’énergie va baisser plus
vous perdrez du poids, d’environ 20-25 kcal/kg. Vous voudrez donc
peut-être recalculer vos besoins après avoir perdu beaucoup de poids.
Avec un apport en dessous de 1400 kcal par jour il est très difficile de
garantir les quantités adéquates de vitamines et surtout de minéraux
avec une alimentation basée sur de la nourriture normale. C’est
pourquoi, pour une perte de poids au long terme, vous devriez soit
inclure un supplément de vitamines/minéraux soit des substituts
alimentaires vendus dans le commerce pour vous fournir une nutrition
quotidienne adéquate.

2. Quels sont
les bons aliments pour perdre du poids ?
En général, pour perdre du poids, vous devez manger moins d’énergie que
ce que votre corps dépense dans les activités de tous les jours. Mais
vous devriez manger tous les éléments nutritifs dont vous avez besoin.
C’est pourquoi vous devez manger de la nourriture avec moins de calories
mais une valeur nutritionnelle élevée.
-
Mangez plus de fruits et
légumes, au moins cinq fois par jour. Ils vous donnent des vitamines,
minéraux et fibres. Mangez des aliments avec amidon comme du pain, des
pommes de terre, du riz, des pâtes, surtout des produits avec un taux
élevé de fibres rassasiantes et de protéines comme les légumes secs.
-
Mangez des produits venant des
animaux avec modération. Choisissez les parties plus maigres de la
viande et du poisson et des versions allégées de produits laitiers
comme le lait et le fromage. Mais ne les oubliez pas, votre corps a
aussi besoin de leurs éléments nutritifs comme le calcium et le fer.
-
Consommez modérément les
matières grasses et choisissez de l’huile végétale de bonne qualité.
-
Les sucreries ne sont pas
interdites sinon vous pourriez générer un « besoin de carbone », mais
soyez raisonnable.
-
Buvez beaucoup de liquides
sans énergie, la meilleure boisson est l’eau, au moins deux litres par
jour. Surtout si vous mangez moins, vous devriez boire plus.

Les légumes
secs sont des sources d’amidon, de protéines et de fibres. Ils ne
contiennent pour la plupart que très peu de lipides. En conséquence, les
légumes secs ne font pas grossir, s’ils ne sont pas accompagnés
d’aliments à forte densité énergétique et riches en particulier en
lipides.
Les légumes
secs sont susceptibles de produire une excellente satiété en proportion
de leur contenu en calories, non seulement à cause de leur faible
retentissement sur la glycémie, mais aussi parce qu’ils contiennent
beaucoup de protéines. Les protéines sont le nutriment qui, selon de
nombreuses études, induit la meilleure satiété pour un contenu calorique
donné.
La
consommation de légumes secs cuisinés avec peu de matières grasses
s’inscrit parfaitement dans une alimentation saine, en contribuant à un
bon équilibre nutritionnel et en favorisant un bon contrôle de la prise
alimentaire, par son impact sur le rassasiement (action de satisfaire
jusqu'à satiété la faim d’une personne) et la satiété (état d'une
personne dont la faim est entièrement satisfaite).

4. Sucres
lents/sucres rapides
On croyait il y a encore peu de temps que les glucides, cette famille de
substances alimentaires qui comprend à la fois les amidons et les
sucres, pouvait se répartir en deux catégories avec des effets
nutritionnels très différents : les sucres « lents » et les sucres
« rapides ». Les premiers étaient en quelque sorte de bons sucres, qui
diffusaient leur contenu nutritionnel lentement après le repas et
assuraient un bon maintien de l’énergie pendant plusieurs heures. Les
sucres « rapides » au contraire, étaient de mauvais sucres qui
relâchaient leur contenu nutritionnel rapidement dans l’organisme, et
dont les bienfaits se dissipaient très rapidement après le repas. Dans
la première catégorie se trouvaient le pain, les céréales, les légumes,
etc. Dans la seconde, les aliments au goût sucré, en particulier le
saccharose, notre sucre de table habituel.
Les études scientifiques ont clairement montré qu’une telle répartition
des aliments glucidiques n’est pas fondée. Il n’y a pas de « sucres
lents » qui distribuent leur énergie sur une longue période de temps,
opposés à des « sucres rapides » qui ont tout largué en quelques
minutes. Cette vision ne concorde pas avec les observations
scientifiques. La science a montré que les aliments glucidiques sont
effectivement différents les uns des autres et peuvent être classés en
fonction d’une dimension très importante qui est leur capacité à faire
monter la glycémie, c’est-à-dire le sucre contenu dans le sang, après
consommation. Cette capacité s’appelle l’index
glycémique. Certains aliments glucidiques ont un fort index
glycémique, leur consommation induit une forte élévation de la
concentration de sucre dans le sang après le repas, alors que d’autres
ont un faible index glycémique et leur consommation ne produit que peu
d’élévation de la glycémie consécutive au repas. Il existe des
tables
donnant l’index glycémique de nombreux aliments. Ces tables montrent que
certains aliments considérés autrefois comme des « sucres lents » ont un
index glycémique élevé ; au contraire, certains sucres que l’on croyait
« rapides », comme le sucre de table, ont un index glycémique
relativement bas. Dans certaines pathologies, comme le diabète, il est
important de maintenir le taux de sucre sanguin dans des limites
raisonnables. Aussi conseille-t-on aux patients diabétiques de choisir
leurs aliments glucidiques surtout parmi ceux qui font peu monter la
glycémie, c’est-à-dire ceux qui ont un faible index glycémique. Les
légumes secs font partie des aliments à très faible index glycémique.
Quel est l’intérêt de cette notion d’index glycémique chez les personnes
en bonne santé, ou qui ne sont pas diabétiques. Une alimentation de
faible index glycémique entraîne des bénéfices physiologiques très
intéressants : baisse du cholestérol et des triglycérides, diminution du
risque des maladies cardio-vasculaires et du diabète, etc. Des travaux
de recherche récents ont également montré que la consommation d’aliments
à faible index glycémique favorise une satiété plus intense après le
repas, et une consommation moindre au repas suivant. Comment ceci est-il
possible ?

5. Le
rassasiement, la satiété, l’envie de manger
Le comportement alimentaire d’une personne ne se produit pas au hasard.
La motivation à manger, la motivation à cesser de manger, et la
motivation à ne pas manger entre les repas dépendent de plusieurs
facteurs qui sont très bien étudiés. Au début d’un repas, la stimulation
produite par les qualités sensorielles des aliments (arôme, goût, aspect
visuel) favorise l’ingestion. Au cours du repas, à mesure que l’estomac
se remplit, la stimulation sensorielle perd progressivement de son
pouvoir et des sensations physiques se développent et font diminuer
l’envie de manger. Après avoir ingéré une certaine quantité de
nourriture, on n’a plus faim, on s’arrête de manger sans effort. C’est
ce que l’on appelle le rassasiement. Après le repas, on n’a plus envie
de manger pendant quelques heures. On refuse les aliments si on nous en
présente, sauf s’ils sont très bons et font appel à notre gourmandise.
Cette période où l’attrait de la nourriture est faible s’appelle la
satiété. C’est une période très importante pendant laquelle l’organisme
absorbe le contenu du dernier repas et, selon ses besoins, dépense
l’énergie ingérée ou bien la stocke dans ses réserves corporelles.
Pour beaucoup d’entre nous, en particulier pour ceux qui ont de la
difficulté à limiter leur consommation alimentaire, il est important que
la période de satiété soit la plus intense et la plus durable possible,
afin que nous n’ayons envie de remanger que le plus tard possible. Les
aliments à faible index glycémique, tels que les légumes secs, sont
capables de prolonger cette période de satiété et de diminuer l’envie de
manger au repas suivant. C’est ce qu’a montré une étude réalisée chez
des adolescents obèses. Ces jeunes ont mangé plus au déjeuner qui
suivait l’ingestion d’un petit déjeuner à fort index glycémique,
qu’après avoir mangé un petit déjeuner à index glycémique moyen (moins
53%) ou après un petit déjeuner à faible index glycémique (moins 81%).
Les jeunes n’ont fait aucun effort pour manger moins après le repas à
faible index glycémique. Ils avaient tout simplement moins envie de
manger. De tels résultats sont prometteurs et doivent encore être
confirmés dans d’autres populations. Ils laissent entendre, d’ores et
déjà, que la présence dans un repas d’aliments à faible index glycémique
pourrait être un bon moyen de contrôler son appétit et son envie de
manger.
Les légumes secs sont susceptibles de produire une excellente satiété en
proportion de leur contenu en calories, non seulement à cause de leur
faible index glycémique, mais aussi parce qu’ils contiennent beaucoup de
protéines. Les protéines sont le nutriment qui, selon de nombreuses
études, induit la meilleure satiété pour un contenu calorique donné.

6. Légumes
secs et alimentation moderne
L’alimentation d’aujourd’hui doit couvrir des besoins énergétiques
beaucoup plus bas que ceux de nos parents ou de nos grands-parents. Par
conséquent, il importe de manger modérément, tout en intégrant dans
notre alimentation habituelle tous les éléments nutritionnels utiles à
la santé. Cette situation nouvelle est un défi pour les nutritionnistes.
Ils conseillent aux consommateurs d’aujourd’hui de diminuer leurs
apports en graisses et d’augmenter leur consommation de glucides, tout
en demeurant raisonnables en ce qui concerne l’alcool. Les légumes secs
ont une place de choix dans cette stratégie car ils sont de bonnes
sources de protéines, de fibres et de glucides de faible index
glycémique.. En effet, la consommation de légumes secs cuisinés avec peu
matières grasses s’inscrit parfaitement dans une saine alimentation, en
contribuant à un bon équilibre nutritionnel et en favorisant un bon
contrôle de la prise alimentaire, par son impact sur la satiété.
Les légumes secs font partie de l’alimentation traditionnelle en France.
La cuisine du terroir a su en tirer le meilleur parti. Aujourd’hui, les
légumes secs s’intégrent à une alimentation plus conforme aux besoins
énergétiques et nutritionnels actuels. En favorisant un index
glycémique modéré, ils facilitent le contrôle de la prise alimentaire.

|