Pois ronds et cassés
(Pisum
sativum)
Le
pois sec consommé entier ou cassé, est issu de la même plante
que celle qui produit le petit pois. le légume sec est récolté à
maturité tandis que le petit pois est cueilli avant maturité. le
pois sec peut être vert ou jaune. Débarrassée de sa peu, la
graine se sépare en deux cotylédons pour donner le pois cassé.
Longtemps utilisé comme aliments de base recherchés pour leur
valeur énergétique, leur richesse en protéines et leur bonne
conservation, les pois cassés sont aujourd’hui sousemployés. Ils
possèdent l’un des index glycémique les plus bas. Cette
précieuse caractéristique, qui en fait des glucides extrêmement
lents, leur permet de pénétrer très progressivement dans
l’organisme et d’éviter les réponses insulinique trop brutales.
Cette absorption très ralentie réduit la violence des fringales
de sucres des grignoteurs compulsifs et des boulimiques.
Un mot d'histoire
On
retrouve la trace de l'utilisation des pois dès l'antiquité, en
Europe du Sud et plus généralement autour de la Méditerranée, en
particulier sur les îles grecques. Chez les Grecs,
l’alimentation se centre sur les céréales : orge et blé
auxquelles ils ajoutent les vesces, les lentilles et les pois.
Le botaniste Théophraste, à la fin du IVème siècle consacre
autant de place au pois et autres légumineuses qu’aux céréales.
A
Rome, Pline l’ancien nous apprend que les Etrusques cultivaient
principalement des céréales et des légumineuses dont le pois, et
que la base de leur alimentation leur était fournie par les
céréales et les pois, lentilles et pois chiches.
Les
Romains, dans les périodes de pénurie de céréales, fabriquaient
des gâteaux avec des pois secs. En fait, la recette fut utilisée
par les populations nomades et les paysans de l'Europe
occidentale jusqu'à la fin du 19ème siècle.
La
cuisine arabe a beaucoup apporté à la cuisine européenne. En
particulier avec les légumineuses qui tiennent un rôle
particulier, elles remplacent les céréales au moment des
soudures, des disettes et représentent un aliment de base. Le
pois trouve une place particulière à côté des lentilles dans
l’élaboration des soupes.
A
l’époque féodale au moment ou la consommation de blé augmente
partout, on voit apparaître un pain noir fait d’un mélange de
céréales et de pois. Le pain blanc est réservé aux malades et
aux invités de la haute société.
Des
chroniques nous donnent la ration de base d’un couple de paysans
corvéables en 1268 ; Elle est composée d’une miche et de deux
petits pains, de 2 litres de vin, de 200g de viande ou d’œufs et
d’un boisseau de pois. L'Europe médiévale consomme abondamment
le pois en soupe, en bouillie, en farine, et sous forme de pain
noir, alors associé à une farine de céréale.
Un regain d'intérêt
Les
temps modernes ont vu une modification importante des habitudes
alimentaires, en particulier avec la place de plus en plus
grande prise par la viande de boucherie. On note également une
baisse de la consommation du pain et des céréales au profit des
viandes, poissons et légumes. Les légumes à l’exception des pois
secs et frais avaient été abandonnés aux classes défavorisées,
mais ils redeviennent à la mode, sans doute sous l’influence des
Italiens : Se multiplient ainsi les recettes à base de pois.
A
côté des pois verts et jaunes qui sont bien connus des
consommateurs, on trouve sur le marché français des pois angola
et pois du val qui sont vendus à une clientèle ethnique. |